Rosita BoisseauLe cri de la fraisereview2007

Christiane LötschKreatives Tötenreview2008

Polaroidamsterdam 0017
Polaroidamsterdam 0032
Polaroidamsterdam 0014
Polaroidamsterdam 0031
Polaroidamsterdam 0006
Polaroid, performance, 1998

Christina RöferHarmlose Vorstellung? Eva Meyer-Kellers Inszenierung Death is certain als infames Wechselspiel der Wahrnehmung essay2015

Atom1%20vmg
Atom2%20vmg
Atom3%20vmg
Atom4%20vmg
Meteorit1%20vmg
Von Menschen gemacht, video, 2010

Susanne Traub, Jochen KieferTools in movement: Eva Meyer-Keller on perception and choreographyinterview2013

Kristin WestphalTheater/Kunst mit Kindern - Am Beispiel einer Performance mit Kindern von Eva Meyer-Keller und Sybille Mülleressay2014

2013%2001%2019%20hors%20piste%20eva%20meyer%20keller%20%c2%a9herve%cc%81%20ve%cc%81rone%cc%80se 48
2013%2001%2019%20hors%20piste%20eva%20meyer%20keller%20%c2%a9herve%cc%81%20ve%cc%81rone%cc%80se 40
2013%2001%2019%20hors%20piste%20eva%20meyer%20keller%20%c2%a9herve%cc%81%20ve%cc%81rone%cc%80se 8
2013%2001%2019%20hors%20piste%20eva%20meyer%20keller%20%c2%a9herve%cc%81%20ve%cc%81rone%cc%80se 10
2013%2001%2019%20hors%20piste%20eva%20meyer%20keller%20%c2%a9herve%cc%81%20ve%cc%81rone%cc%80se 19
Death is Certain, performance, video, 2002

Vera TollmannEva Meyer-Keller: Building after Catastrophes / Handmadeessay2014

Eva Meyer-Keller, Sybille Müller Zerstörungsphantasien mit Sahne. Gedanken über die Zukunftessay2014

Thorsten HoopsDer sichere Tod - Mal andersreview2005

Cathrin Elss-SeringhausMit Kirsch-Aromareview2008

 mg 9899
 mg 9877
 mg 9903
 mg 9921
 mg 9934
Things on a table, performance, 2016

Alexander KerlinKirschentod und Politik. Symposium über Diskursgesetze und Institutionreview2005

In%20performance%20family3
Out%20perfo%20family2
In%20performance%20lorenz%201
In%20performance%20lorenz%207
Out%20perfo%20lorenz4
Yeah Yeah Yeah Yeah Yeah, performance, 2000

Cecilie Ullerup SchmidtIn a greater perspectiveessay2013

Quim Pujol asks Eva Meyer-Keller3 Fragen an Eva Meyer-Keller / 3 preguntas a Eva Meyer-Kellervideo, interview2013

Martin HargreavesObservations and visible definitions [excerpt]review2002

Eva Meyer-Keller, Uta EisenreichOrdinator Manualsessay2002

Jungmin SongDeath and the anthropomorphic life of objects in performance. Marina Abramović’s Nude with Skeleton and other animations [excerpt]essay2015

Martin NachbarGood Handsessay2005

Alexandra BaudelotLe petit monde féerique de l'artreview2004

Kitchenrecdock11 0012
Kitchenrecdock11 0009
Kitchenrecdock11 0010
Kitchenrecdock11 0013
Kitchenrecdock11 0015
Kitchen Rec, performance, installation, 1997

Danjel AnderssonDanjel Andersson berättar om programmet inför Perfect Performance #5. www.perfectperformance.sevideo, review2009

Sequenz%2001 2 2%20digit%20serial%20number
Sequenz%2001 6 2%20digit%20serial%20number
Sequenz%2001 10 2%20digit%20serial%20number
Sequenz%2001 12 2%20digit%20serial%20number
Sequenz%2001 13 2%20digit%20serial%20number
Pulling Strings, video, video, 2014

MBExperimental chemistreview2014

Sequenz%2001 12
Sequenz%2001 10
Sequenz%2001 11
Sequenz%2001 11a
Sequenz%2001 14
Holiday Shot, video, 2003

Christiane LötschNeue alte Weiblichkeitreview2008

Mario VellaLa mattanza delle ciliegiereview2008

Horenzeggen foto
Hearsay, performance, 2002
Img 1889
Img 1859
Img 1870
Img 1891
Img 1880
Schattenspiele, performance, installation, 2008

Tim Etchells In one sense never different and in another sense never the same. Some thoughts on Eva Meyer Keller’s comical tragedy “Death is Certain”.essay2006

Frank WeigandPortrait: Eva Meyer-Kelleressay2010

Analyse des atomaufbaus bohrsches atommodell
Some Significance (working title), performance, 2017
Kareneliott color 01
Kareneliott color 02
Kareneliott color 03
Kareneliott color 04
Kareneliott color 05
It's a kind of magic, performance, 2003

Ylva Lagercrantz Spindler COOKING CATASTROPHES Nybohovs Festlokal, Liljeholmen Officiell premiär 8 septemberreview2011

Eva Meyer-Keller, Hanna Sybille MüllerBauen nach Katastrophenessay2009

Ordinator%20animation alle%20kopie
Ordinator1
Ordinator%20mit%20menschen
Ordinator, performance, installation, 2002
12 catasoundparma1
18 catasoundha%cc%88ndeklein1
Img 3816
Img 3844
Dsc 0522
Sounds like Catastrophes, performance, 2010
13063146 10154138469094082 7035240917462070972 o
a play, video, installation, 2016
 mg 6482
 mg 6509
 mg 6601
 mg 6574
 mg 6578
Pulling Strings, Deus Ex Machina, performance, 2014
Himmelsko%cc%88rperprep 0003
Himmelsko%cc%88rperprep 0011
Himmelskörper, installation, 2001

David Reuter Vom Objekttheater zur Kunst in Aktionessay2007

Eva%202 1
Eva%203 1
Eva%201 1
Eva%204
Eva%206
Proper dancing in the background, performance, video, 2000
Fungal%20safari
Fungal%20safari2
Fungal%20safari3
Fungal%20safari4
Fungal%20safari5
Fungal Safari, performance, 2014
 mg 4927
Dsc 9358
 mg 4961
Dsc 9363
Dsc 9377
Pulling Strings, performance, 2013

The nicest, most outlandish ideas … . review2009

Mario Dietze“Good Hands” von und mit Eva Meyer-Kellerreview2006

1 bnk preview dscf2602
2 bnk preview dscf3292
19 img 1341
22 mg 5168 b
24 mg 5119 b
Building after Catastrophes, performance, 2007
Handmades4
Handmades5
Handmader6
Handmader5
Handmader15
Handmade, video, 2007
Cooking catastrophes  mg 4377
Cooking catastrophes  mg 4384
Cooking catastrophes  mg 4388
Cooking catastrophes  mg 4432
Cooking catastrophes  mg 4415
Cooking Catastrophes, performance, 2011

Melanie SuchyCooking Catastrophereview2012

 mg 5721b
 mg 5704b
 mg 5728b
 mg 5684b
 mg 5686b
Volksballons, installation, 2004
 mg 6286 ps
 mg 6294 ps
 mg 6055 ps
 mg 6324 ps
 mg 6093 ps
Pulling Strings Sudan, performance, 2013

lecture: Constanze SchellowDer Böse Blick des ‚Autoriums’. Zur Ambivalenz des Zuschauens in zeitgenössischer Tanz-Performance am Beispiel von Eva Meyer-Kellers Death is certainessay2015

Img 0813 2%20digit%20serial%20number
Img 0819 2%20digit%20serial%20number
Img 0823
Img 0833
Img 0845
De-Placed, video, installation, 2009

Art meets science meets nature review2009

 mg 4157
Img 1680
Img 1611
Img 1619
Img 1622
Pulling Strings, installation, installation, 2013
Fisco%20104
Fisco%20107
Fisco%20141
Fisco%20162
Fisco%20176
Good Hands, performance, 2005

Alexandra BaudelotLe petit monde féerique de l'art2004

Mouvement
review
Death is Certain, 2002

Les performances Death is certain d'Eva Meyer-Keller et Blanche-neige de Catherine Baÿ programmées à la Fondation Cartier, utilisent l'imagerie des contes de fée comme vecteur corrosif d'une mise en scène des représentations collectives contemporaines. Deux charges critiques où l'image l'emporte sur le discours.

Quels points communs y a t-il entre la Blanche-neige de Catherine Baÿ et les cerises rouges et instruments de torture d'Eva Meyer-Keller? Aucun, sinon qu'elles utilisent toutes les deux le conte de fée comme support de projection et d'identification de l'histoire contemporaine et de ses mises en scène collectives.

Eva Meyer Keller inflige à ces cerises bien juteuses une trentaine de façon de mourir. Cerises et objets de torture (sèche-cheveux, marteau, fil dentaire, allumettes, pinces à cheveux, punaises ...) vont tout au long de la performance metaphoriser ces morts que l'on retrouve dans les contes, d'une cruauté généralement insoutenable, et qui ne sont pas sans rappeler les tortures tristement célèbres de l'histoire de l'humanité. Les cerises, devenues objet animé et transferts des pulsions sadiques de l'artiste - une incarnation des fantasmes morbides de la communauté - sont pendues, noyées dans un verre d'eau, écartelée, crucifiées, brûlées vives sur un bûcher d'allumettes ou au napalm avec un chalumeau, électrocutées, gazées ... Par le biais de ces petites mises en scène agencées comme des rituels à la fois sinistres et ludiques, la performeuse berlinoise crée un langage métaphorique permettant d'échapper à toute tentative de modélisation des corps et de formalisme de la représentation artistique. Elle construit peu à peu un espace hypnotique où l'imaginaire l'emporte sur une réalité que nulle ne pourrait affronter, celle de la mise à mort, rejoignant en cela les saynètes parfois cruelles des jeux enfantins. Death is certain s'inscrit entre le Body art et la féerie sombre et légère du conte de fée. Du body art tels que pratiqués par Gina Pane, Michel Journiac ou les Actionnistes viennois, Eva Meyer Keller s'en approprie la symbolique organique pour explorer les territoires du refoulé et de la régression comme le lieu d'une expérience cathartique avec le public : expérience qui frôle avec humour et légèreté, comme pour mieux les purger, les heures sombres de notre histoire. Du conte de fée, elle emprunte avec une feinte innocence les gestes du bourreau là où ils condensent les images les plus effrayantes de notre inconscient collectif et la mise à mort là où elle a valeur d'exutoire et de pratique initiatrice.

Autre représentation collective, le personnage de conte de fée : la Blanche-neige de Catherine Baÿ est un être proliférant qui se démultiplie à l'infinie. Normal, Blanche-neige incarne tous les symptômes des époques qu'elle traverse, et ne cesse donc de se transformer au fur et à mesure des variations de l'Histoire. Blanche-neige est un support de nos fantasmes d'identification, elle est une icône qui garantit à nos désirs leur toute puissance. Blanche-neige est un virus qui contamine notre société et donc un signifiant totalitaire pour quête fétichiste. Blanche-neige envahit les espaces de la Fondation Cartier. Couloirs, ascenseurs, escaliers, jardin. On peut voir Blanche-neige juste à côté de soi, retransmise dans des téléviseurs ou projetée plein écran sur les murs. Elle est belle Blanche-neige, elle a la peau blanche bien sûr, elle porte une jupe jaune et un corset bleu, elle a les cheveux noirs et un serre-tête rouge avec un petit nœud dessus, le tout en latex. Blanche-neige mange des bananes, elle tire avec un flingue duquel ne sort jamais une balle, sur de grandes feuilles en papier elle échafaude des plans d'attaques car Blanche-neige entre en guerre, elle lit le Monde, elle travaille dans une administration, fait du vélo d'appartement. Toutes ces Blanches-neige cohabitent les unes avec les autres, juxtaposent les uns à côté des autres ces fragments d'événements de la vie quotidienne. Blanche-neige est un virus voué à répéter indéfiniment sa mission. " Je suis la répétition " nous dit Blanche-neige. Catherine Baÿ, artiste installée à Paris et qui brasse allégrement les frontières artistiques, fait de ce personnage reproductible à l'infini un archétype de personnage contemporain. Les gestes de ses Blanches-neige (onze ici) se répètent en boucle en un mouvement automatisé, signe d'une aliénation galopante que la prolifération du virus ne saurait arrêter. Le virus ? La modélisation des figures archétypales de notre société transformées en objet de consommation au même titre qu'un Coca-cola, Mac Donald et autre Nike. Le choix de Blanche neige n'est pas neutre : elle est une star internationale. Catherine Baÿ peut donc inoculer le virus d'Est en Ouest et du Nord au Sud et voir au fur et à mesure de ses résidences dans des lieux de création des Blanches-neige endosser les caractéristiques physiques locales. Sa Blanche-neige est donc plus ambiguë qu'il n'y paraît : derrière sa panoplie, ses fonctions normés et ses gestes mécaniques, chacune d'entre elles imposent néanmoins un style qui atteste la présence d'une personnalité singulière. La face cachée du travail de C. Baÿ : plusieurs semaines d'ateliers avec chacune des Blanche-neige avant de les lancer dans l'arène mondialiste. Au-delà du modèle, l'artiste s'intéresse donc plus à ce que le travail artistique réalisé en amont peut laisser apparaître de la nature propre à chacune de ces Blanches-neige. Le formatage de ses personnages n'est donc pas une fin en soi mais une manière d'évacuer les images qui participe à réduire les possibilités d'identification et de construction de soi. Blanche-neige porterait donc en elle son propre anti-virus.
Un jour tombera son masque en latex. Bienvenue dans le petit monde féerique de l'art.

Death is certain d'Eva Meyer-Keller et Blanche-neige de Catherine Baÿ ont été programmées dans le cadre des Soirées nomades à la Fondation Cartier le 15 avril 2004.